Imaginez : vous voulez rénover votre maison. Vous tapez deux mots sur Google. En une heure, vous avez quatre commerciaux au téléphone. Chacun a la solution. Chacun promet des économies. Aucun ne vous a demandé de voir votre bâtiment.

C'est ce constat qui a poussé Thomas Biot et Quentin Thiery à lancer Primo Reno. Pas une entreprise de rénovation. Pas un installateur. Un bureau d'études en énergie. La nuance est fondamentale : ils analysent, ils conseillent, ils accompagnent. Mais ils ne vendent aucun matériau, aucun équipement. Jamais.

Dans un marché où celui qui vous « conseille » est souvent celui qui vous facture les travaux, c'est une position rare. Et c'est exactement ce qui les rend utiles.

L'un vient du digital, l'autre de l'environnement

Thomas a fait l'EPHEC en ingénieur commercial. Il a d'abord travaillé dans le commercial à l'international, puis s'est tourné vers le digital et les startups. Avec son cousin Antoine, il a créé immeuble-de-rapport.be — une plateforme qui référence des biens destinés aux investisseurs immobiliers. Un concept qui n'existait pas en Belgique.

C'est en travaillant avec ces investisseurs qu'il a réalisé à quel point la question énergétique était négligée. Des gens qui achètent des immeubles à plusieurs centaines de milliers d'euros sans connaître le label PEB. Des propriétaires qui investissent 40 000€ en rénovation sur base d'un devis, sans diagnostic préalable.

Quentin, c'est le profil inverse et complémentaire. Master en Environnement, il pense système : l'énergie d'un bâtiment n'est pas un chiffre isolé, c'est un équilibre entre l'enveloppe, les équipements, les usages et le budget du propriétaire. Pas de discours écolo déconnecté — des recommandations qui tiennent la route autant sur le plan environnemental que financier.

Indépendants. Pas juste sur le papier.

Beaucoup se disent indépendants. Chez Primo Reno, ça veut dire quelque chose de précis : zéro commission sur les travaux recommandés. Zéro partenariat commercial avec des installateurs. Zéro intérêt à vous orienter vers telle ou telle solution.

Leur modèle est simple : vous payez l'audit, le certificat PEB ou l'accompagnement. Point. Quand Thomas vous dit que votre toiture est prioritaire mais que le photovoltaïque peut attendre, il n'a rien à y perdre. Quand Quentin vous explique que votre projet de pompe à chaleur n'a pas de sens sur un bâtiment mal isolé, il ne perd pas une vente — il vous en évite une mauvaise.

Le vrai luxe dans ce secteur, ce n'est pas la technologie. C'est un conseil qui n'est lié à aucun produit.

Ce qu'ils font (et ce qu'ils ne font pas)

Les services Primo Reno

Certificat PEB — le document obligatoire pour vendre ou louer à Bruxelles. La photo énergétique de votre bien, de A à G.

Audit énergétique — l'analyse complète qui identifie où part votre énergie, quels travaux sont pertinents, dans quel ordre, et pour quel retour sur investissement. 600 à 800€ en moyenne.

CertIBEau — contrôle de conformité des installations d'eau en Wallonie.

Accompagnement à la rénovation — de la stratégie globale à la coordination des travaux. Ils structurent, vous décidez.

Ce qu'ils ne font pas : installer, vendre du matériel, sous-traiter des chantiers. Leur seul produit, c'est leur analyse.

Le vrai problème de la rénovation énergétique

En Belgique, le problème n'est pas le manque de solutions. C'est l'absence de méthode. Un propriétaire qui isole sa toiture sans revoir la ventilation crée des problèmes d'humidité. Un autre qui pose une pompe à chaleur sur un bâtiment passoire jette littéralement de l'argent par les fenêtres.

Primo Reno fait le contraire des interventions à la pièce : regarder le bâtiment dans son ensemble, poser un diagnostic, définir une stratégie, et seulement ensuite parler de travaux. Dans le bon ordre. Au bon moment. En fonction de ce que le propriétaire peut réellement investir — pas de ce qu'un commercial espère lui vendre.

Et le timing est bon. La Wallonie durcit ses exigences PEB année après année. Bruxelles est déjà plus stricte. Les propriétaires qui ne s'y préparent pas verront la valeur de leur bien reculer. Mais la bonne réponse, ce n'est pas la panique : c'est un plan.

Ce qu'on retient

Thomas et Quentin n'ont pas le profil type du conseiller énergie. L'un a appris l'immobilier en montant une startup, l'autre aborde le bâtiment par l'environnement. Ce qu'ils partagent : la conviction que les propriétaires méritent un vrai diagnostic avant de signer le moindre devis.

Primo Reno ne fera pas de bruit. Pas de publicités, pas de promesses de primes. Deux conseillers qui connaissent leur sujet, qui n'ont rien à vendre, et qui disent ce qu'ils pensent.

C'est suffisamment rare pour mériter un portrait.